
C’est un record dans l’histoire du cinéma français. Une semaine après sa sortie nationale, le film a franchi la barre des cinq millions d’entrées.
Où s’arrêtera-t-il ?
L’effet Boon est contagieux.
Après un tour de chauffe mémorable dans la région pour sa première semaine (avec plus de 500 000 spectateurs du 20 au 26 février), c’est par millions que l’on compte désormais les entrées réalisées dans la France entière depuis mercredi dernier.Lundi, Bienvenue chez les Ch’tis avait été vu par 4 682 124 personnes. À cette cadence-là, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que le cinq millionième ticket a été vendu hier soir.
Un tel engouement, relayé par un excellent bouche à oreille, déjoue les prévisions les plus optimistes.
« C’est le record absolu pour la première semaine d’exploitation d’un film en France », souligne Henri Demoulin, directeur de la distribution Nord chez Pathé.
Devant l’ampleur du phénomène, le nombre de copies en exploitation va être augmenté.
À partir de ce mercredi, on passera de 793 à 850 copies.Chez Pathé, on tablait sagement au départ sur un score compris entre deux et trois millions d’entrées.
Une performance que seule une poignée de films français réalisent par saison.
Mais une fois cet objectif atteint en quelques jours, on regarde à présent vers d’autres horizons. « Titanic a totalisé 21 millions d’entrées, La Grande Vadrouille 17, Astérix II environ 15 millions, Les Visiteurs, les séries des Bronzés et des Taxis se situent autour de 11 », rappelle Henri Demoulin, qui pense désormais que le film de Dany Boon ne peut pas réaliser moins de 12 millions d’entrées.
Au passage, ce succès commercial transforme le film en poule aux oeufs d’or. Dans la région, l’aide au tournage de 300 000 euros accordée par le CRRAV sera remboursée avec un bonus.Chez Pathé, on se prépare à laisser Bienvenue chez les Ch’tis à l’affiche pendant un paquet de semaines et l’on n’envisage pas de vendre le DVD dès août, six mois après la sortie en salle, comme la loi le permet. « Pour le DVD, on verra en octobre », confie Henri Demoulin. Pas question de brûler trop vite toutes ses cartouches.